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Le contrat quadriennal pour la période 2006-2009 a été signé le 7 mars 2007. - Version abrégée (html - pdf) - Le communiqué de presse |
Les sciences et technologies de l'information et de la communication (STIC) ont profondément transformé l'économie et la société. Irrigant aussi bien les domaines scientifiques et technologiques qu'économiques et sociétaux, les STIC jouent un rôle central dans le processus d'innovation et de création de valeur. Dans les prochaines années, elles seront amenées à créer de nouveaux marchés. L'informatique et la modélisation seront en particulier au cœur de la science et de l'innovation de demain.
La recherche publique est un pilier des STIC. Contribuant au développement d'une « économie de la connaissance », elle permet de maintenir l'échange fructueux entre recherche fondamentale au long cours et problématiques plus immédiates de développement technologique. Dans ce cadre, l'INRIA a toujours fait preuve d'une haute exigence scientifique, recrutant ses collaborateurs dans les meilleures équipes mondiales et veillant à assurer un transfert technologique de qualité.
Pour peser dans la compétition internationale plus vive que jamais, l'INRIA a défini des défis prioritaires sur lesquels il concentre ses efforts. Le plan stratégique de l'institut, issu d'un travail collectif de réflexion des équipes de recherche et des services fonctionnels, a établi pour cinq ans les défis scientifiques et les différents objectifs à atteindre dans chaque domaine d'activité. Au cours du précédent contrat quadriennal, l'institut a renforcé ses partenariats académiques (universités et grandes écoles) et industriels, tant en France qu'à l'étranger, accroissant ainsi significativement son rayonnement. Une évolution tout à fait conforme à celle imprimée par la loi d'orientation et de programmation sur la recherche.
Organisme jeune, l'INRIA inscrit résolument son action dans une perspective de croissance, en terme d'objectifs, de réalisations et de moyens. L'institut fonde ainsi sa stratégie de développement sur l'ouverture, d'ici 2008, de trois nouvelles centres de recherche (à Bordeaux, Lille et Saclay). Dans la continuité du précédent contrat quadriennal et en conformité avec le plan stratégique 2003-2007, l'INRIA organisera sur la période 2006-2009 son activité autour des quatre axes suivants :
Parmi les défis scientifiques émergents, l'INRIA a identifié dans son plan stratégique sept défis prioritaires :
L'INRIA mettra à jour des indicateurs annuels de production scientifique et présentera chaque année un rapport sur les percées scientifiques et technologiques et leur transfert. L'INRIA, dont la production scientifique et technologique est reconnue, s'engage à augmenter ses performances en termes de publications, de brevets et de logiciels, de partenariats et de transferts. Il souhaite accroître son impact mesuré par les nombres de citations de ses travaux, d'utilisations de ses développements technologiques, de ses partenaires industriels ou de créations de start-up. L'INRIA s'appuiera sur les réflexions prospectives et le schéma global déterminé par le conseil d'orientation scientifique et technologique pour développer des actions internationales, des actions de recherche incitatives, une dizaine d'actions d'envergure nationale. Le nombre d'équipes-projets de recherche sera porté à environ 170.
L'INRIA poursuivra une politique ambitieuse de développement et de diffusion de logiciels, en professionnalisant et en systématisant ses activités de valorisation. Il accroîtra sa présence et son implication dans les instances de normalisation et de standardisation internationales. Il élargira sa politique de partenariats stratégiques avec des industriels, en continuant à s'impliquer dans les pôles de compétitivité, en animant des clubs d'industriels partenaires, en s'organisant avec des sociétés technologiques pour répondre à la demande R&D des grands groupes industriels. Il poursuivra sa politique de soutien à la création d'entreprises innovantes.
Toujours soucieux de la qualité, du haut degré d'exigence et de l'indépendance de son processus d'évaluation, l'INRIA élargira l'éventail d'activités évaluées. Il amplifiera sa mission de formation par la recherche en accueillant un nombre croissant de doctorants, de post-doctorants et de jeunes ingénieurs. Il accentuera sa communication scientifique en s'attachant à promouvoir la culture scientifique auprès des jeunes et d'un public non spécialiste.
Dans le cadre fourni par la loi sur la recherche, l'INRIA visera à entraîner dans sa dynamique l'ensemble de ses partenaires académiques français et internationaux. En relation avec ces partenaires, il s'impliquera dans le développement des pôles de compétitivité. Il assurera des actions de coordination des dispositifs régionaux et veillera à accroître la visibilité et l'attractivité de ces foyers d'excellence. Il s'appuiera pour cela sur l'implantation régionale de ses centres de recherche, rassemblant chacune 500 à 600 personnes autour de thématiques toujours mieux identifiées. Il saura ainsi garantir la cohérence de la politique nationale de recherche de l'institut tout en tenant compte des spécificités locales. L'INRIA achèvera son déploiement géographique en ouvrant dès 2008 trois nouveaux centres sur les sites de Bordeaux, Lille et Saclay, à partir de l'actuelle centre de recherche INRIA Futurs.
L'INRIA souhaite maintenir et développer les collaborations avec les meilleures équipes mondiales et accueillir de nombreux jeunes scientifiques étrangers. Il participera à l'organisation de l'espace européen de la recherche (coopérations transfrontalières, laboratoires européens) et aux différents programmes du 7ème PCRD (Programme cadre de recherche et de développement). Il entend également jouer un rôle important dans la compétition européenne impulsée par l'ERC (Conseil européen de la recherche), et prendre part à la formation des JTI (Initiatives technologiques conjointes) dans les secteurs des télécommunications, des logiciels et des services, en participant notamment à la définition des agendas stratégiques de recherche.
Hors de l'Europe, l'INRIA choisira de concentrer ses actions de coopérations sur deux zones prioritaires, l'Asie (LIAMA en Chine) et l'Amérique du Nord (notamment en collaboration avec le NIH (Institut national de la santé) aux États-Unis).
En matière de ressources humaines, l'INRIA mènera une politique de croissance en anticipant toujours mieux ses besoins en termes d'ambition et de compétences. Il définira un modèle de management propre à l'institut, encouragera la mobilité et animera un réseau des anciens. Il soutiendra des actions visant à promouvoir la place des femmes dans les métiers de la recherche.
L'INRIA poursuivra les efforts de modernisation de la gestion administrative (amélioration de la qualité comptable et du contrôle interne), tirant parti du nouveau cadre budgétaire. Il déploiera et enrichira son nouveau système d'information et garantira la performance de l'infrastructure informatique mise à la disposition des personnels de recherche. L'institut poursuivra la diffusion numérique de l'information scientifique.
Pour atteindre ces objectifs, le contrat prévoit que l'État donnera à l'INRIA les moyens d'atteindre sa taille critique, en soutenant le développement des trois nouveaux centres de recherche de Saclay, Bordeaux et Lille (avec un doublement des effectifs dans ces nouveaux centres de recherche). L'État soutiendra l'objectif – affiché lors du lancement du précédent contrat quadriennal – d'un doublement des effectifs de l'institut en dix ans, et portera sa subvention à 165,7 millions d'euros en 2009. Le suivi du contrat sera assuré par la présentation annuelle d'un tableau de bord et de rapports portant sur chacune des composantes du plan d'actions arrêté dans le contrat.