|
| Presse |
|
Paris, le 16 septembre 2008
Durant la semaine européenne de la mobilité, l'INRIA et ses partenaires dans les projets européens CityMobil et CyberCars-2 invitent le public à participer en plein centre-ville de La Rochelle à des démonstrations novatrices de transports publics automatiques.
Du 18 au 28 septembre 2008, l'INRIA (Institut National de Recherche en Informatique et en Automatique) en partenariat avec des centres de recherche comme le CRF (Centro Ricerche Fiat) et la Ville de La Rochelle, feront découvrir au grand public les véhicules de demain, de 10h à 18h, place de Verdun et rue Gargoulleau. Les véhicules communiquent entre eux, s'évitent, détectent des obstacles et se suivent sans chauffeur par guidage électronique, etc. Ces nouvelles solutions issues de la recherche informatique et robotique, seront expérimentées par les visiteurs.
Au programme notamment, une présentation par le CRF (Centro Ricerche Fiat) de ses prototypes de véhicules urbains en libre-service. Dans le même temps, l'INRIA et ses partenaires feront circuler leurs cybercars, des petits véhicules urbains, électriques et automatiques. Ils garantissent la sécurité et la qualité d'un service à la demande, transportant des personnes ou des marchandises, de porte à porte, complémentaires des transports de masse.
Ces nouveaux produits, sont mis à l'essai et évalués par le projet Européen CityMobil, financé par la Commission Européenne, dont l'objectif est d'améliorer la mobilité dans les centres urbains, en respectant l'environnement, en éliminant les problèmes de pollution et de bruit et en libérant de l'espace. Pour la Commission Européenne, ces questions essentielles peuvent à terme apporter des réponses favorisant un transport durable en complément des systèmes traditionnels de transport public et privé.
Les villes à travers le monde sont confrontées à de nombreux défis en ce début de siècle. Elles sont en train de devenir des mégalopoles, avec plus de 100 villes de plus de 10 millions d'habitants au cours des cinquante prochaines années.
On peut imaginer qu'en 2050, plus de 90% des déplacements automobiles de personnes et de biens dans les pays développés pourraient se faire sans conducteur. Le pourcentage actuel étant proche de zéro (mais pas nul), la croissance de ce secteur devrait être considérable dans les dix ou vingt prochaines années. C'est pourquoi, la Commission Européenne souhaite soutenir les politiques européennes pour les transports urbains à travers le projet CityMobil, réunissant des partenaires publics et privés (industriels, consultants, villes, instituts de recherche et universités), ayant tous une expertise dans le domaine de l'innovation dans les systèmes de transport avec une volonté de coopérer pour atteindre des objectifs communs.
Le projet européen CityMobil cherche à démontrer les capacités de ces nouveaux concepts de mobilité aux autorités et au public. Ainsi, jusqu'en 2011, auront lieu des démonstrations en situation réelle dans un certain nombre de villes européennes « pilotes », dont 3 sites majeurs : l'aéroport d'Heathrow (Angleterre), Rome (Italie) et Castellón (Espagne).
Cela fait presque 20 ans que l'équipe de recherche, dirigée par Michel Parent, travaille sur les cybercars. Ce projet visionnaire a reçu l'aval de l'INRIA dès 1991 pour développer un concept de véhicules urbains totalement automatisé avec des étapes intermédiaires comme l'autopartage, le déplacement des véhicules vides en train avec accrochage immatériel et les assistances à la conduite comme le parking totalement automatisé. Des collaborations ont été montées en 1993 avec Renault, EDF, Dassault Electronique, l'INRETS et Véolia Transport pour le projet Praxitèle, la 1e étape vers le taxi automatique. En marge de Praxitèle, les 1ers prototypes de cybercars ont été présentés en 1996. CyberCars-2, présenté aujourd'hui à la Rochelle, est donc la version avancée de ce projet historique.
« Le concept des cybercars m'est venu en 1990 alors que j'étais au MIT, en regardant le film Total Recall avec son taxi automatisé Johnycab conduit par Schwarzenegger. Ayant travaillé juste avant le MIT sur le projet militaire français DARDS de véhicules automatisés, je me suis dit que ce type de transport à la demande était le complément parfait aux transports de masse qui me semblaient les plus performants en terme de capacité…alors qu'on commençait tout juste à parler de réchauffement climatique » M. Parent, directeur de recherche à l'INRIA.
L'INRIA, qui depuis 40 ans est spécialiste des sciences et technologies de l'information et de la communication (STIC), a fait de l'ingénierie numérique, incluant les systèmes embarqués intelligents (dans les voitures, avions, etc.), l'une de ses priorités stratégiques pour les années 2008-2012 et ce, afin de répondre aux enjeux sociaux économiques actuels et futurs.
La Ville et la Communauté d'Agglomération de la Rochelle se sont intéressées à ces systèmes et notamment aux véhicules urbains électriques dès la fin des années 1980. En 1998, Liselec, un système de véhicules électriques en autopartage, précurseur de l'AutoLib, a été mis en place avec cinquante voitures. Liselec qui a depuis été confié à Comox, une filiale de Véolis Transport, cherche maintenant une nouvelle génération de véhicules et une nouvelle gestion en particulier en mettant en place des déplacements automatiques de véhicules vides. La démonstration servira ainsi à étudier l'acceptabilité de ces systèmes par les habitants de l'agglomération.
Etablissement public à caractère scientifique et technologique, sous tutelle des ministères chargés de la Recherche et de l'Industrie Dirigeants : Michel COSNARD, Pdg de l'INRIA - Jean-Pierre VERJUS, directeur général adjoint. Budget annuel (2008) : 186 M€ dont plus de 20% proviennent de ressources extérieures (industrie, agences nationales ou européennes, collectivités). Centres régionaux de recherche : Paris - Rocquencourt, Sophia Antipolis - Méditerranée, Grenoble - Rhône-Alpes, Nancy - Grand Est, Rennes - Bretagne Atlantique, Bordeaux - Sud-Ouest, Lille - Nord Europe, Saclay - Ile-de-France. 2800 chercheurs, dont plus de 1000 doctorants, travaillant dans 150 équipes-projets dont 85% sont communes avec d’autres organismes, des grandes écoles, des universités.
790 contrats de recherche actifs. 89 entreprises créées depuis 1984.
Pour en savoir plus : www.inria.fr
Le plan stratégique de l'INRIA : www.inria.fr/inria/strategie/index.fr.html
Le CRF (Centro Ricerche Fiat) a été fondé en 1976 pour être le pôle de recherche du Groupe Fiat. Le CRF (Centro Ricerche Fiat), qui compte aujourd'hui 865 employés, est un centre de recherche reconnu dans la communauté de recherche internationale. En effet, le CRF (Centro Ricerche Fiat) développe des solutions efficaces et innovantes intégrant les problématiques de coût et assurant un transfert de technologies direct, tout en améliorant constamment le savoir-faire professionnel de son personnel. Le CRF (Centro Ricerche Fiat) joue ainsi un rôle central dans le soutient du développement technologique de Fiat, de ses partenaires et de la société en général à travers un champ d'interventions étendu, incluant le développement de systèmes embarqués, de mobilité sécurisée à haute qualité environnementale, d'automatisation, de technologies et de matériels innovants, d'énergie et d'optique.
Pour en savoir plus : www.crf.it
Contacts presse :Service de presse de l'INRIA / Agence Lowe Stratéus |