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Systèmes et processus biologiques
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Sur certains systèmes biologiques, il est difficile, voire impossible, d'effectuer des expérimentations : une forêt, une épidémie, des micro-organismes, etc..
La modélisation apporte alors beaucoup ; là aussi, elle permet de décrire les phénomènes et de mieux comprendre comment ils évoluent.

Plusieurs équipes de l'INRIA travaillent ainsi à la modélisation de systèmes biologiques complexes :

Les modèles biologiques posent des problèmes scientifiques spécifiques : certaines de leurs composantes sont mal connues ou empiriques, alors qu'en physique, par exemple, il existe des lois rigoureuses qui décrivent les phénomènes. En biologie, il arrive que l'on ne dispose pas (encore) de lois pour décrire un phénomène mais seulement de mesures empiriques. Le modèle mathématique doit alors passer par ces mesures.

Ces modèles qui décrivent l'évolution d'un système soumis à des interactions avec l'extérieur, sont extrêmement utiles aux biologistes et aux médecins pour tester des hypothèses ou simuler des actions avant de les mettre en oeuvre à grande échelle. Les compétences d'automatique de l'INRIA servent également à développer des outils de contrôle pour réguler ou stabiliser ces systèmes.

 

COMORE


Le contrôle des systèmes biologiques

En collaboration avec l' INRIA Biométrie à Montpellier et le Laboratoire des biotechnologies de l'environnement de Narbonne, l'équipe de COMORE travaille sur un procédé d'épuration des eaux : la digestion anaérobie.
On fait passer l'eau polluée dans une grande colonne où sont fixées des cellules, qui absorbent les substances indésirables (nitrates, polluants, etc.). Le procédé présente l'avantage de produire beaucoup moins de boues que les stations d'épuration classiques.
COMORE travaille à la modélisation du processus pour en optimiser le fonctionnement.
l'équipe a notamment développé des capteurs logiciels. Il s'agit de procédés qui permettent de reconstituer par le calcul, des indicateurs que l'on ne peut pas observer directement, mais qui sont importants pour le contrôle du processus.
Par exemple, à partir de la mesure des gaz émis par la fermentation, on peut déduire l'état de celle-ci. Le procédé étant très instable, les capteurs logiciels sont essentiels pour en contrôler l'état interne.

COMORE applique ces recherches à des systèmes de commande à distance pour télécontrôler une station via le Web. Un projet européen, Télémac, est en cours dans ce domaine  pour contrôler à distance les stations dépuration associées à la production de tequila au Mexique.

Un autre projet phare de COMORE est l'étude de la croissance du phytoplancton en laboratoire. Le phytoplancton est un élément essentiel à la vie : base de la chaîne alimentaire sous-marine, il joue également un rôle majeur dans le cycle du carbone par la photosynthèse qu'il réalise. A partir d'un modèle, un écosystème a été mis en place dans un récipient, le "chémostat", où est simulée la croissance sous-marine du phytoplancton. Le "chémostat" est entièrement informatisé et automatisé ce qui permet de tester simplement toutes les hypothèses sur lesquelles travaillent les biologistes. Actuellement, COMORE développe un modèle qui permet de décrire l'interaction simultanée de la lumière et de la nourriture sur la croissance de l'algue.
Ce travail est fait en commun avec un laboratoire du CNRS à Villefranche sur Mer qui se consacre à l'étude du phytoplancton marin.

L' équipe et ses recherches

L'équipe COMORE (projet commun CNRS-INRIA), dont le domaine est le contrôle et la modélisation de ressources renouvelables, comprend trois chercheurs permanents (INRIA et CNRS), qu'accompagnent quatre doctorants.
L'équipe applique des méthodes de mathématique et d'automatique à des modèles biologiques et rassemble une chaîne complète de compétences, des mathématiques à la modélisation et à l'expérimentation.

Partenariats

Collaboration avec IFREMER (Nantes), INRA (Antibes, Biométrie Montpellier, LBE Narbonne) et le Centre d'Océanologie de Marseille

Participation au groupement national CoReV (Modèles et théories pour le Contrôle de
Ressources Vivantes et la gestion de systèmes écologiques)

Collaboration avec l'École Polytechnique de Montréal (Canada), l'université de Louvain-la-Neuve (Belgique), l'université de Marrakech (Maroc), l'université de Twente (Pays-Bas)

Coordination scientifique du projet européen IST TELEMAC, qui implique quinze partenaires européens et latino-américains, universitaires et industriels, et qui concerne la dépollution biologique de résidus agro-alimentaires.

COMORE
Contrôle et modélisation de ressources renouvelables
Jean-Luc GOUZÉ, Responsable scientifique

Jean-Luc.Gouze@inria.fr
04 92 38 78 75
INRIA Sophia Antipoliss`

 

CONGE

L'automatique au service de l'épidémiologie

Dans les années 70-80, l'Organisation Mondiale de la Santé s'était fixé l'objectif d'éradiquer le paludisme. Plusieurs modèles de l'épidémie avaient été développés dans cette optique. Ils se confrontent aujourd'hui à la persistance de la maladie, liée à la chimiorésistance du moustique et du parasite. L'éradication n'a pas eu lieu et il faute trouver de nouvelles stratégies face à ce fléau.

L'équipe CONGE, en partenariat avec l'IRD et l'Institut de médecine tropicale du service de santé des armées, s'intéresse à la " prémunition " qu'acquièrent certaines populations africaines. Ces personnes contractent le paludisme, mais sous une forme moins grave que celle qui touche les européens. Pour les automaticiens de l'INRIA, la modélisation de ce phénomène à partir de données statistiques existantes doit permettre de mieux comprendre son fonctionnement de façon à pouvoir prendre les bonnes décisions face à l'épidémie.
Par exemple, proposer des moustiquaires imprégnées d'insecticide évite aux personnes d'être piquées mais elles n'acquerront pas la " prémunition " qui protège à long terme de la maladie : si elles sont piquées ensuite, elles contracteront la forme grave du paludisme.

L'équipe CONGE travaille sur des analyses de sang et des mesures qui ont été faites au Sénégal par l'Institut Pasteur et l'IRD. A partir de la densité du parasite présent, de son évolution par tranche d'âge, du nombre de piqûres infectées et d'autres paramètres, les chercheurs tentent de reconstituer par des modèles mathématiques, les situations où s'acquiert la "prémunition" et celles où se déclare un paludisme grave.
Le modèle permettra ensuite de simuler les stratégies et actions de lutte envisagées et de les valider avant leur mise en oeuvre.

L'équipe et ses recherches

CONGE travaille sur l'analyse, l'observation et le contrôle de systèmes complexes. Il peut s'agir d'hydraulique, de systèmes industriels, de bio-réacteurs, de stations d'épuration (avec COMORE), ou d'épidémiologie. CONGE est l'une des rares équipes de recherche à associer automatique et épidémiologie, considérant les maladies épidémiques comme des systèmes complexes et leur appliquant la démarche scientifique classique : comprendre, observer, modéliser et simuler.
Outre le paludisme, CONGE travaille également sur des maladies comme la diffusion de la tuberculose en milieu carcéral au Cameroun et commence également à s'intéresse à l'épidémiologie des plantes.

L'équipe comprend neuf chercheurs et enseignants-chercheurs permanents issus de l'INRIA, de l'université de Metz et d'universités voisines, qu'accompagnent une dizaine de doctorants.

CONGÉ
Contrôle géométrique des systèmes non linéaires 
Gautier SALLET, responsable scientifique

Gauthier.Sallet@inria.fr
03 87 54 72 80
INRIA Lorraine - LORIA

 

IMAGIS

L'effet de la lumière sur la croissance des plantes.

La lumière contrôle en grande partie la croissance des plantes. C'est pourquoi, l'équipe IMAGIS, dont une partie des travaux porte sur la simulation de la lumière, s'est tout naturellement intéressé au projet SOLEIL, en partenariat avec le CIRAD, Centre de coopération international en recherche agronomique et le développement. SOLEIL cherche à combiner au sein d'un même modèle la croissance physiologique des plantes et les échanges lumineux.
Les travaux s'appuient sur des algorithmes développés par le CIRAD qui décrivent de façon statistique l'architecture des plantes et leur associent les recherches d'IMAGIS sur la lumière ; l' objectif est de modéliser la croissance d'un individu, et non plus d'une population type, selon son environnement lumineux : ombre, proximité d'un bâtiment ou d'autres arbres, etc.
Pour les chercheurs d'IMAGIS, le challenge est lié à la grande complexité des plantes : un arbre a des millions de feuilles dont aucune n'est importante en soi, mais dont la répartition joue un grand rôle sur la lumière reçue par chacune d'entre elles. En effet, quand une plante pousse, ses propres feuilles se font mutuellement de l'ombre.
Les techniques hiérarchiques permettent de résoudre ce problème en sélectionnant un niveau de calcul, la feuille, le rameau, la branche ou l'arbre, de façon à optimiser les ressources consommées par les traitements selon le niveau de détail recherché.
Le projet devrait permettre d'enrichir l'Atelier de Modélisation de l'Architecture des Plantes, logiciel commercialisé par le CIRAD, en intégrant la simulation des conditions de lumière.

Il permettra ainsi de simuler la croissance de telle ou telle plante sur tel ou tel site, de prévoir s'il faut tailler un arbre ou pas, de décider à quel espacement il faut planter, etc.

L'équipe et ses recherches

IMAGIS développe des modèles et des algorithmes géométriques pour les images de synthèse. l'objectif de l'équipe est daller de plus en plus loin dans la complexité des images. Cette complexité peut être liée :

Ce dernier aspect est essentiel pour les applications d'images destinées à la chirurgie, sur lesquelles l'équipe IMAGIS travaille en collaboration avec EPIDAURE. Dans une intervention chirurgicale, l'image doit restituer de façon fidèle l'effet d'un geste sur l'organe : déchirure, saignement, etc. Le temps réel est également un enjeu important.

L'équipe réunit dix chercheurs et enseignants-chercheurs permanents (INRIA, CNRS, Université Joseph Fourier de Grenoble et Institut National Polytechnique de Grenoble), qu'assistent une vingtaine de doctorants.

Leurs recherches portent sur :

Un quart de l'équipe se consacre aux sciences du vivant, qui sont des domaines d'application de plus en plus importants pour le projet IMAGIS.

Partenariats

CIRAD (Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement)
CEMAGREF (Centre du machinisme agricole, du génie rural et des eaux et forêts)

IMAGIS
Modèles, algorithmes, géométrie pour le graphique et l'image de Synthèse 
François SILLION, contact

Francois.Sillion@inria.fr
04 76 61 54 23
INRIA Rhône-Alpes

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